|
Agrisenegal.com |
M. GRANDRY François se rendra au Mali du lundi 18 mai au lundi 25 mai à la demande la société malienne AGRO-D qui souhaite mécaniser l'intégralité des opérations culturales sur une exploitation de 200 ha de riz située à 400 km à l'est de Bamako, dans la zone de Alatona, à 60 km de Niolo.
Au Mali, et dans l'ensemble des pays de l'Afrique de l'ouest, la mécanisation de la riziculture est généralement limitée au travail du sol et à la récolte, assurés le plus souvent par des prestataires de services. Les opérations culturales, à savoir le semis ou le repiquage, l'épandage d'engrais et le désherbage ou l'application des traitements herbicides sont réalisés manuellement. Ce mode d'organisation convient parfaitement pour les petites exploitations de quelques hectares qui disposent d'une main d'oeuvre familiale bon marché et dont l'accès aux capitaux et aux crédits est limité. Par contre ce système trouve ses limites sur les grandes exploitations qui sont contraintes de faire face à la pénurie de main d'oeuvre dans les régions rurales et de gérer plusieurs dizaines ou centaines de saisonniers peu qualifiés. Le retard dans les travaux et un manque de rigueur dans l'application des intrants est bien souvent à l'origine de résultats agronomiques décevant.
AGRO-D, a donc opté pour mécaniser l'intégralité des opérations culturales en faisant appel à l'expertise d'AGRISENEGAL. La première étape consiste à sélectionner l'ensemble du matériel neuf et d'occasion nécessaire à une exploitation de 200 à 400 ha. Ce matériel sera chargé dans quelques jours au port de Marseille et devrait arriver sur l'exploitation au cours de la 2ème quinzaine du mois de juin. Un stock de pièces de rechange permet de palier à l'entretien et la révision des machines au cours de la 1ère campagne.
En attendant la livraison du matériel, M. Grandry se rend au Mali pour échanger avec les dirigeants et les techniciens d'Agro-D, afin d'analyser les contraintes de la mécanisation de l'exploitation. Concernant l'aménagement des casiers, le semis à la volé et l'utilisation d'un tracteur dans les casiers inondés nécessite un plannage rigoureux, effectué avec une niveleuse laser et la réalisation de rigoles d'alimentation et d'évacuation des eaux d'irrigation. La largeur des casiers doit être de préférence un multiple de la rampe du pulvérisateur (18 ou 24 m) et d'une longueur minimum de 150 m afin de limiter les manoeuvres en contournière. Il convient également d'aménager des plans inclinés au niveau de l'entrée des parcelles.
La mécanisation de l'exploitation nécessite d'adapter l'itinéraire technique, en particulier en ce qui concerne le désherbage. La technique du faux semis peux être nécessaire pour faire lever les mauvaises herbes et les détruire avec un herbicide total avant le semis du riz, notamment en présence de riz sauvage ou de vicaces. En cours de culture, le choix et la dose des herbicides est à adapter en fonction de la flore et du stade des adventices et du riz.
Cette mission sera complétée par la mise en service du matériel et la formation des chauffeurs et d'un mécanicien au mois de juillet. Cette formation est assurée par le fournisseur du matériel qui met à disposition pendant une semaine un technicien en machinisme agricole qui est aussi riziculteur. En cas de panne d'une machine en cours de campagne, le fournisseur assure également, sous 48 heures, l'expédition des pièces par avion. A la demande du client, il est également possible de prévoir une révision annuelle des machines. Toutes les mesures sont prises pour éviter les pannes et assurer la longévité du matériel en particulier en ce qui concerne le stockage et la filtration du gasoil et le respect des préconisations constructeur pour l'entretien du matériel.
F. Grandry
Références de l'éditeur | Informations Légales | ©ACS 2012 Tous droits réservés