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Le choix du site aura une incidence très marquée sur la rentabilité de l'exploitation. Le climat est un critère déterminant. Plus l'on s'éloigne de la mer et de l'embouchure du fleuve, il est chaud et sec. Pour l'ensemble des productions maraîchères d'exportation ce facteur peut compromettre les plantations précoces de septembre et les récoltes tardives en avril et mai. Il a une influence tout au long du cycle sur la qualité et le rendement des productions. La texture du sol et son niveau de salinité sont également à considérer en fonction des productions envisagées.
Le Sénégal est un pays francophone d'environ 200 000 km² peuplé de 10 millions d'habitants. Sa population y est jeune, 58 % ont moins de 20 ans, et de plus en plus urbaine (41 %). L'agglomération dakaroise comporte 2,5 millions d'habitants. Située à 2400 km au sud d’Agadir, sur la presqu’île du Cap vert elle est équipée de l'un des plus grand port d'Afrique de l'Ouest et d'un aéroport internationale. Mais les embouteillages sont fréquents, notamment à l'entrée de l'agglomération, et les chantiers de construction et de travaux publics omniprésents. Des améliorations sont attendues avec l'ouverture de la nouvelle autoroute à péage vers Diamniadio et la construction de l'aéroport international Blaise Diagne à une quarantaine de kilomètres au Sud-est de Dakar. La ville de Saint Louis est une ville de 170 000 habitants située à 268 km au Nord de Dakar, à l’embouchure de fleuve Sénégal près de la frontière mauritanienne. Classée sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO, sont économie est essentiellement basé sur le tourisme, la pêche et le commerce de produits en provenance de la mauritanie. La ville dispose de plusieurs établissements scolaires, dont l'Ecole Française St. Exupéry qui assure les cours de la maternelle au primaire et le collège par l'intermédiaire du CNED (enseignement à distance) et l'Université Gaston Berger des sciences et des lettres.
Les ressources en eau de la région du Cap vert sont limitées. Le creusement de forage est interdit dans la région dakaroise. Dans la région de Thies, l'exploitation des forages existant et le creusement de nouveaux forages sont soumis à autorisation et le débit d'exploitation est généralement limité. Certaines zones disposent d’une adduction d’eau gérée par la SDE. Les débits sont souvent limités et le coût du mètre cube élevé. Aussi, le gouvernement oriente les investisseurs vers la région du fleuve Sénégal où les disponibilités aussi bien en terre qu’en eau sont abondantes. L’eau en provenant de l’amont du barrage anti-sel de Diama y est de très bonne qualité. Le débit du fleuve Sénégal est évalué à 20 milliards de m3 par an, largement sous exploité à ce jour.
Comme le montre la carte suivante, les températures les plus basses enregistrées au Sénégal se trouve dans une zone concentrique d’environ 50 km de rayon autour de la ville de Thiès, en s’élargissant le long de la bande côtière vers le nord. Le facteur le plus limitant pour la production maraîchère dans cette région est la température élevée du mois d’octobre, le mois le plus chaude de l’année, car il contraint à des plantations tardives. A cette période, les 2 zones les plus tempérées sont limitées à une bande côtière d’environ 30 km de large le long de l’embouchure du fleuve Sénégal et par un arc de cercle délimité par les villes de Mbour, Thiès et Mboro de la presqu’île du Cap vert. Les moyennes maximales y sont inférieures à 33 °C du faite de la présence quasi constante des alizés.
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Pour la majorité des cultures maraîchères, la production d’assimilâts est maximum pour une plage de température comprise entre 17 et 23 °C et un Rayonnement Global (R.G.) de 1000 à 1300 joules/cm²/jour. Un R.G. inférieur à 800 joules et des températures de nuit inférieures à 10 °C sont des facteurs limitant la quantité et la qualité de la production de la région d ’Agadir de décembre à février. Au cours de la même période, le R.G. est supérieur à 1200 joules/cm²/jour à St. Louis. Les températures sont idéales pour une production élevée et de qualité. Cependant, l'hygrométrie insuffisante de novembre à avril, 30 à 40 % au lieu d'un minium requis de 60 %, est le principal facteur limitant. La présence fréquente d’harmattan en octobre, un vent chaud et sec, implique de réaliser des plantations tardives. Entre la mi-avril et la mi-mai, une deuxième vague de chaleur est également préjudiciable à la culture. Certaines années, cette 2ème période d’harmattan est inexistante ou peu importante et la culture peut-être maintenue jusqu’à la fin du mois de mai, si le marché le permet.
Le climat sahélien est donc caractérisé par un déficit hydrique à tous les niveaux, dû à la faiblesse des précipitations, à l'évaporation intense, aux fortes températures et à la grande luminosité, tous ces facteurs déterminant une forte aridité.
Les bassins de production de tomate d'industrie, et cultures légumières de plein champ tels que le gombo et l'aubergine sont à proscrire. La prolifération des aleurodes associés à ces cultures et la transmission du redoutable virus Tylc associé à cet insecte est un risque majeur pour les solénacées. Il en est de même pour le thrips, vecteur du virus Tswv.
Les sols du delta du Sénégal sont constitués de bas fonds plus ou moins argileux et le plus souvent salés recouverts par endroit de sables éoliens. Seuls ces derniers conviennent aux cultures sous abris tel que la tomate car ils sont exempts de la bactérie ralstonia solanacearum responsable d'un flétrissement pour lequel il n'existe pas de moyens de lutte. Par contre, pour la culture du melon ou du maïs doux, les sols présentant une légère teneur en argile sont préférables à condition qu'ils soient peu ou pas salés. Enfin, un terrain peu accidenté limite les frais de planage ou évite l'emploie de matériel d'irrigation sophistiqué et assure un climat plus homogène à l'intérieur des serres.
La disponibilité et la qualité de la main d'oeuvre déterminent les coûts de transport du personnel et la qualité du travail sur l'exploitation. L'éloignement des infrastructures de base, à savoir l'accès à l'eau, à l'électricité, à une route et au téléphone (fixe ou GSM) et la proximité d'une station de conditionnement auront une influence sur les coûts d'investissements et les frais généraux.
Les différentes localités pouvant accueillir des sites de production dans la région de St-Louis sont cités ci-après. La main-d’œuvre est généralement disponible au niveau des villages dans un rayon de 10 à 15 km.
Plusieurs stations de conditionnement sont également implantées dans la région :
Depuis l'installation de la SOCAS dans les années 70, une société de production de concentré de tomate, d'autres sociétés de production de légumes frais se sont installées ces dernières années dans la région de Saint Louis.
| Sociétés | Origine des capitaux | Année de création | Productions | Marchés |
|---|---|---|---|---|
| SOCAS | France | Années 70 | Tomate d’industrie, haricot vert | Local, export |
| AGROVAL | France | 2000 | Tomate d’industrie, maïs doux | Local, export |
| Camelo | Espagne | 2000 | Tomate d’industrie, Maïs doux | Local, export |
| GDS | France (Compagnie Fruitière) |
2003 | Tomate cerise, haricot vert, maïs doux | Export CEE |
| SOLDIVE | France | 2006 | Melon | Export CEE |
| SCL | France / Maroc | 2006 | Maïs doux | Export CEE |
Quelques données sur l'environnement sont sommairement décrites ci-après :
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