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Les variétés actuelles, sous ce climat favorable à fort ensoleillement, offre un potentiel de 11 t/ha lorsque la plante est placée dans un milieu naturel idéal : absence de parasitisme, sol perméable suffisamment pourvu en éléments minéraux, etc... Un périmètre rizicole bien aménagé et le respect des calendriers culturaux et de l’itinéraire technique permettent d’obtenir des rendements de 7 à 9 t/ha. Pour obtenir des rendements encore plus élevés, le riziculteur, aidé de conseillers agricoles, doit identifier et intervenir sur les facteurs limitants. Ces facteurs limitants sont spécifiques à chaque région de production. Quelques exemples d’interventions complémentaires sont présentés ci-après.
Les dégâts d’insectes ont une incidence sur le rendement variable mais non négligeable. Les parasites les plus à craindre sont les suivants :
Les maladies du riz sont nombreuses, mais aujourd’hui, les variétés tolérantes permettent de limiter l’incidence économique pour la plupart d’entre elles. Actuellement, seul le traitement des semences est préconisé. Il est normalement effectué par les maisons de semence pour la semence certifiée. Dans le cas contraire, il convient d’utiliser un fongicide en poudre à base de thirame. Les autres facteurs pouvant limiter le développement des maladies sont le brûlis ou l’enfouissement des chaumes par un labour dès la récolte, une fumure azotée raisonnée et l’introduction d’une rotation culturale avec des cultures sèches : patate douce, maïs, sorgho, etc...
L’enrobage des semences avec 10 kg d’un produit contenant 5 % de Carbofuran pour 100 kg de semence permet de limiter les dégâts au semis. Avec les variétés Sahel, les dégâts à la récolte sont faibles, à condition de récolter à maturité. La lutte à grande échelle contre les oiseaux tisserins et mange mil nécessite l’emploie de produits ULV homologués, pulvérisés par avion ou à l’aide de véhicule tout terrain à certaines heures de la journée dans les zones de nidification. Elle est entreprise par les services techniques des états. Ces oiseaux font leur nids sur des arbres touffus comme les acacias mais par sur ceux élancés comme les eucalyptus ou les prosopis.
L’amélioration de la fertilité des rizières, afin d’obtenir de meilleures rendements, est possible grâce à l’analyse de terre. Par expérience, l’on constate que les laboratoires d’analyses de la sous-région, ne fournissent pas d’interprétation agronomique des résultats. Aussi, pour l’heure, seules les analyses granulométriques et chimiques réalisées en Europe sont exploitables, pour un coût unitaire de d’environ 40 000 CFA. Cependant, un prélèvement de sol envoyé en même temps à un laboratoire de Dakar et un autre en Europe peut servir de référence pour l'interprétation des autres prélèvements analysés uniquement à Dakar. Les prélèvements sont effectués par l’exploitant selon les préconisations du laboratoire. A défaut, les résultats d’analyse d’une société ou d’un projet installé à proximité, pourront être consultés, à condition que la nature du sol soit semblable. Les analyses présentées si après sont un exemple de sols hollaldé très argileux et non salés, couramment rencontrés en rizières, en amont de Rosso.
| Argile % | Limons % | Sables % | Calcaire actif % | Matières Organiques |
|---|---|---|---|---|
| 58 | 18 | 24 | 1,3 | 1,8 |
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(*) Exprimé en ppm (partie pour million) pour les minéraux et en mmho/cm pour la salinité. |
Ce sol doit être travaillé dans de bonnes conditions d’humidité. Pour éviter l’appauvrissement du sol en matière organique, il préférable d’éviter le brûlis des pailles, mais plutôt de les enfouir par un labour à 20 cm de profondeur, après une pré-irrigation, immédiatement suivie d’un ou deux passages d’offset. Un passage de rouleau ou de lame en sol sec assure une bonne préparation du lit de semence.
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